En bref

DURÉE RECOMMANDÉE

2 heures

Horaires

9:00–20:00

TEMPS D'ATTENTE ESTIMÉ - NORMAL

0-30 mins (heures de pointe), 0-30 mins (heures creuses)

TEMPS D'ATTENTE ESTIMÉ - ACCÈS COUPE-FILE

0-30 mins (heures de pointe), 0-30 mins (heures creuses)

Planifier votre visite

Le saviez-vous ?

Le musée a ouvert ses portes fin 2019, mais son lancement a été perturbé presque immédiatement par la pandémie mondiale. Après les travaux de restauration menés à la suite du séisme d'Al Haouz de septembre 2023, il a rouvert ses portes en juin 2024.

La plus grande cour intérieure du MCAM s'étend sur plus de 700 mètres carrés et fait partie d'un palais de 5 000 mètres carrés situé dans la partie sud de la médina de Marrakech.

Les ateliers sont animés par une « Dada », cette femme cuisinière traditionnelle marocaine qui, de mémoire d'homme, a perpétué les recettes par la tradition orale plutôt que par des manuels écrits.

Le Musée des arts culinaires du Maroc vaut-il le détour ?

Dès que vous quittez la rue Riad Zitoun el Jdid, le brouhaha de la médina s'estompe presque aussitôt. À l'intérieur, le musée dégage une impression de fraîcheur, avec son sol carrelé et son espace étonnamment vaste, où ce sont les cours intérieures, les plafonds en cèdre et les étalages d'épices qui vous incitent à avancer, plutôt que la foule.

Elle a été créée dans le but de considérer la cuisine marocaine comme un patrimoine, et non comme un souvenir touristique. Le cadre a son importance : un riad du XVIIIe siècle restauré et transformé en galeries et en espaces pédagogiques, où les tajines, le couscous, le rituel du thé et la pâtisserie sont présentés comme faisant partie intégrante de la vie quotidienne et de la mémoire nationale.

Le résultat, c'est que vous finissez par porter un regard différent sur Marrakech. Après cette visite, un étal d'épices, un plateau à thé ou la vitrine d'une boulangerie ne vous apparaîtront plus comme de simples éléments décoratifs, mais vous les percevrez comme liés à des techniques, à des routes commerciales et à des traditions familiales que vous pourrez clairement imaginer.

Ignorez cette étape si : les escaliers et les sols irréguliers des bâtiments historiques vous posent des difficultés, ou si vous n'appréciez que les attractions grandioses et spectaculaires.

Que trouve-t-on au Musée de l'art culinaire marocain ?

Entrance courtyard at the Moroccan Culinary Art Museum
Spice gallery at the Moroccan Culinary Art Museum
Salad interpretation room at the Moroccan Culinary Art Museum
Utensil collection at the Moroccan Culinary Art Museum
Tea salon replica at the Moroccan Culinary Art Museum
Pastries and street food displays at the Moroccan Culinary Art Museum
Teaching kitchen at the Moroccan Culinary Art Museum
1/7

La cour d'entrée

La première cour donne le ton : des sols en zellige, des colonnes sculptées, des oliviers et une fontaine en marbre de Carrare qui font que le musée ressemble davantage à un riad habité qu’à une galerie classique.

La galerie des épices

Les sacs ouverts et les présentoirs de ras el hanout, de cumin et de safran vous révèlent d'où proviennent les saveurs marocaines. L'audioguide s'avère particulièrement utile ici, car l'histoire de la route commerciale ne ressort pas toujours clairement à partir des objets seuls.

La salle d'interprétation des salades

Les ingrédients conservés dans des bocaux en verre montrent comment sont composées les salades cuites et crues. C'est une chambre plus calme, mais qui s'avère utile pour apprécier l'équilibre entre les saveurs, l'acidité et les épices avant de passer aux plats plus copieux que sont les tajines et les pâtisseries.

La collection d'ustensiles

Des casseroles anciennes en cuivre, des cuiseurs à couscous, des tajines et des ustensiles pour la cuisson du pain vous permettent de comprendre les principes de préparation des plats que vous avez sans doute déjà vus sur des menus. C'est là que le musée prend une dimension pratique, plutôt que purement décorative.

La réplique du salon de thé

Une salle de réception reconstituée, avec ses tables basses, ses plateaux en laiton et sa verrerie décorée, montre que le thé marocain est autant une chorégraphie sociale qu'une simple boisson. Cela vous prépare bien à la pause thé ou café prévue un peu plus tard.

Présentoirs de pâtisseries et de cuisine de rue

Cette section passe à partir des confiseries raffinées à la cuisine quotidienne de Médine, en faisant le lien entre les fours de quartier, les snacks du marché et les pâtisseries de fête. Si vous manquez de temps, ne vous précipitez pas dans cette salle ; c'est celle qui relie le plus directement le musée aux rues à l'extérieur.

La cuisine pédagogique

Avec ses 34 postes de travail, l'école de cuisine transforme le musée à partir de son rôle d'exposition en un rôle de pratique. Les réservations pour les cours s'effectuent séparément, mais il suffit de voir l'aménagement pour comprendre que cet endroit a été conçu pour préserver la technique, et pas seulement les objets.

Comment découvrir le Musée de l'art culinaire marocain

Heure

Prévoyez entre 60 et 90 minutes pour la visite du musée proprement dite, ou jusqu’à 2 heures si vous souhaitez profiter pleinement de l’audioguide numérique, passer du temps dans les deux cours et profiter du thé ou du café accompagné de viennoiseries proposé à la fin de la visite. Commencez par le rez-de-chaussée, où l'architecture du riad vous plonge dans l'ambiance des lieux avant même que l'histoire culinaire ne commence. Commencez par parcourir les cours et les étalages d'épices, puis les chambres consacrées aux salades et aux ustensiles, et gardez pour plus tard les sections consacrées à la pâtisserie, à la cuisine de rue et au rituel du thé ; cet ordre de visite est judicieux, car l'exposition passe à partir des ingrédients et des outils aux coutumes établies.

À ne pas manquer

La cour avec sa fontaine en marbre de Carrare, la galerie des épices et la collection d'ustensiles anciens. En option : attardez-vous 20 à 30 minutes au Salon de Thé après la visite des galeries ; le thé et les pâtisseries prennent une toute autre saveur une fois que vous avez découvert le côté cérémoniel de l'hospitalité marocaine. La visite autonome est tout à fait adaptée ici, à condition de télécharger l'audioguide avant votre arrivée ; le musée est de taille modeste, et les commentaires numériques expliquent mieux que les panneaux explicatifs les routes commerciales, l'étiquette du thé et le vocabulaire culinaire.

Brève histoire du Musée des arts culinaires marocains

  • XVIIIe siècle : Ce riad a été construit comme un palais de la médina pour une famille notoire de Marrakech, selon une architecture traditionnelle en cour intérieure et des techniques artisanales que l'on peut encore admirer aujourd'hui.
  • Fin 2019 : Le bâtiment fait l'objet d'une rénovation majeure, qui lui permettra de renaître sous la forme d'un musée consacré au patrimoine culinaire marocain.
  • Début des années 2020 : Le Musée de l'art culinaire marocain ouvre ses galeries thématiques et ses espaces pédagogiques, présentant la cuisine comme un élément de l'histoire culturelle plutôt que comme une simple forme d'hospitalité.
  • Après son ouverture : Un partenariat avec Le Meydene contribue à redynamiser ce lieu et à renforcer sa place au sein du circuit culturel de Marrakech.
  • Aujourd'hui : Le musée fait office à la fois d'espace d'exposition et d'école de cuisine en activité, et a pour vocation de préserver les recettes, les outils, les rituels et le savoir-faire traditionnellement transmis par les Dadas.

Qui a construit le Musée des arts culinaires marocains ?

Ce musée est un projet culturel contemporain dirigé par Tariq Maamouri et Ahmed Faidi, qui ont transformé un riad restauré du XVIIIe siècle en musée et en cuisine pédagogique. L'objectif n'était pas simplement d'exposer de vieux ustensiles, mais d'institutionnaliser le savoir-faire culinaire marocain en tant que patrimoine qui peut encore être mis en pratique, enseigné et dégusté.

Architecture du Musée de l'art culinaire marocain

Style

Une architecture traditionnelle de riad, avec des murs extérieurs nus et un agencement tourné vers l'intérieur, qui confère au musée une atmosphère étonnamment sereine après la rue Riad Zitoun el Jdid.

Matériaux

Les murs en pisé, le zellige, le cèdre sculpté, le stuc et le tadelakt créent ces surfaces fraîches et texturées que vous remarquez immédiatement sous vos pieds et à hauteur des yeux.

Conception climatique

Les murs épais en pisé et les cours ombragées constituent une forme d'ingénierie passive qui permet de maintenir les intérieurs plus frais que la rue et d'atténuer l'éblouissement estival de la médina.

Cours intérieures

Deux patios structurent la visite ; le plus grand met en valeur une fontaine en marbre de Carrare, des oliviers et des colonnes qui invitent à ralentir le rythme avant de pénétrer dans les galeries.

Une anecdote amusante sur le Musée des arts culinaires marocains

L’une des idées les plus brillantes du musée est de considérer Dada — cette cuisinière spécialiste chevronnée — comme une référence culturelle, et non comme une figure de second plan. La cuisine marocaine s'est transmise au fil de l'histoire par la tradition orale, grâce à la répétition, à la mémoire et à l'instinct, plutôt que par le biais de recettes figées. En organisant des ateliers et des démonstrations autour de cette tradition, le musée préserve bien plus que de simples plats ; il préserve le savoir-faire : comment une épice doit sentir avant d’être prête, quelle texture doit avoir une pâtisserie, à quel moment une sauce a atteint la bonne consistance. Cela donne à ce lieu l'impression d'être moins une simple vitrine et plus des archives vivantes.

Foire aux questions sur le Musée de l'art culinaire marocain

Oui, surtout si vous recherchez une étape plus calme dans la médina, mais qui ait du caractère. Le musée est de taille modeste, plus aéré que la plupart des sites touristiques de la vieille ville, et il est facile de réaliser une réservation pour une visite en combinaison avec une pause-thé via Marrakech : billets pour le Musée de l'art culinaire marocain.

En savoir plus